Qui suis-je ?

D'aussi loin que je me souvienne, les rêves font partie de ma vie.

Ils m'émerveillent toujours autant.

 

Déjà petite, j'attendais ce moment avec impatience. Oh oui, je vivais de grandes aventures ! Mes nuits étaient beaucoup passionnantes que mes journées.

 

J'avais cette intuition, cette certitude intérieure que le rêve est spirituel.

Mais il m'a fallu un bon moment pour me rendre compte que les rêves s'adressent à moi personnellement !

 

Eh oui, dans un rêve, au cours d'un grand repas, quelqu'un se met à parler de l'attitude d'un convive qui ne semble pas là.


Ca alors ! Pourquoi parler d'un personnage qui n'est pas là, à une table où je suis invitée ? Stupéfaction de réaliser que ces paroles ne peuvent être adressées à personne d'autre que moi, puisque je suis la seule à assister à mon propre rêve !

 

Alors je me prend à rêver de les comprendre, mais comment faire, à une époque sans internet, ni interprète ! 


Et pour cause, l'interdiction du métier d'interprète de rêve notée dans le Code Napoléon a été levée en 1992 ! 
Ce qui n'a pas empêché les chercheurs de vérité de s'activer, comme C.G. Jung par exemple, et la psychanalyse de fleurir. 

1992, l'année de la naissance de mon fils et de ma recherche effective d'un interprète.

 

Je cherche un interprète

Déjà, en 1987 je tente une psychanalyse avec un médecin qui me demande d'apporter mes rêves afin de les analyser. Quelle chance ! 
Mais quelle déception ! Il ne me sort que deux mots de mes rêves longs et fournis. En plus il me demande de les écrire en deux exemplaires ! A quoi bon, pour d'aussi ridicules constatations qui me laissent sur ma faim. 

 

En 1992 donc, je déniche une association qui semble prometteuse et me délègue un jeune homme habitant ma ville. Il me montre comment ranger mes rêves selon certains critères. Malgré mes doutes, j'essaye d'appliquer les consignes, sans grand résultat.  

 

Au cours d'un voyage à Paris, je trouve le flyer inspirant d'une femme qui donne des cours d'interprétation de rêves. Je le montre au jeune homme qui me conseille de me méfier. Je n'ose pas le contrarier. Et je range le flyer ! 

 

Et finalement je laisse aussi ce jeune homme prometteur d'un beau rêve, mais miroir aux alouettes.  


Alors, je passe quelques années à participer à des stages de développement personnel, en attendant que mon fils grandisse.  

Synchronicités

C'est là où  des synchronicités bouleversantes se mettent en route. En juin 2001, je reçois tout d'abord une vision : une grande gare avec des horloges qui marquent toutes la même heure et ma voix intérieure me dit que l'heure est grave, il va se passer quelque chose, mais que je me rassure, la France ne sera pas touchée.

 

Et en juillet je reçois un rêve terrible que je ne sais pas interpréter : je vois dans un journal qu'un très grand pays formé de parcelles qui se jouxtent s'est soudain fait attaquer par un type barbu en jeep qui vient d'un pays de sable et de poussière. Un type armé, qui écrase un homme qui s'appelle Alexandre, et on voit les traces de la jeep sur sa joue, et le bras qu'il avait dressé en l'air est cassé, anéanti, au sol. Ce type a agit par jalousie, car ce pays est prospère. Je vois les gens cultiver leurs parcelles, mais ils sont confiants et sans véritable communication entre eux. Alors ils ne se sont pas méfiés

 

Je ne comprends pas ce rêve, mais ma fille doit se rendre aux USA, le 18 septembre. Et mes perceptions intuitives me font peu à peu capter qu'il va y avoir un attentat aux USA, peut-être plusieurs. 

Mais que faire de cette intuition ? Si j'en parle, on va me rire au nez !

Et le 11 septembre arrive.

Et là, je comprends que mon rêve m'avait prévenue ! Et moi qui ai abandonné ma recherche d'interprète ! Je m'en veux. Vite, je retrouve le flyer que j'avais abandonné dans un coin et téléphone à cette femme interprète.  Je me dis que si elle est toujours là, c'est que son travail est valable. 

 

Rencontre avec les rêves

Les rêves m'avaient prévenue que si je voulais me transformer, ils allaient me faire rencontrer quelqu'un. 

Et bien oui, la dame est toujours là. C'est Christiane Riedel, élève d'Etienne Perrot, disciple de Jung.
Et au bout de trois rêves interprétés, voilà que mes rêves me disent que je peux apprendre l'interprétation. Apprentissage mouvementé, caractères qui s'affrontent. Mon Dieu qu'il est dur de me transformer, de désapprendre tout ce que j'ai appris au cours de tous ces stages de développement personnel. Car la voie des rêves n'est pas du développement personnel, mais un développement intérieur et spirituel. Je dois réviser beaucoup de conceptions made in new-age ! 

Mon mental carbure et mon hypersensibilité me rend à fleur de peau.  

 

 

Mais grâce à l'exploration de mon monde intérieur je comprends que je dois lâcher ce à quoi je me cramponne, pour entrer dans une véritable transformation intérieure. C'est un cheminement qui fait descendre de plus profond de soi, afin d'éclairer ses zones d'ombre, tous ces aspects de soi que l'on refuse de voir, car on les juge laids, insuffisants, pas agréables. 

Pourtant une fois mis à jour et accueillis, ils opèrent une réconciliation avec soi-même. Et on découvre avec bonheur qu'ils sont inoffensifs. Alors que nos peurs nous entraînaient à les prendre pour les monstres de la cave ! 

 

C'est pour avoir suivi ce cheminement, que je peux à mon tour, depuis déjà une dizaine d'années déjà accompagner d'autres personnes sur ce chemin. Tout en continuant bien sûr à me former, car avec les rêves, il y a toujours à apprendre ! Ils sont infinis et passionnants. 

  

Ce que nous révèlent les rêves

Les rêves ne nous révèlent pas que nos bons côtés, ils sont là pour nous permettre de voir la réalité telle quelle est. Et je dois dire qu'ils ont mis le paquet pour bousculer ma conception de la réalité. 

Mais quel bonheur de voir enfin la réalité sans fard. Cela rend libre et heureux à l'intérieur. 

 

La voie des rêves est une thérapie du réel, qui confronte, et demande un certain courage.

Mais une vie sans courage vaut-elle la peine d'être vécue ? 

 

Le courage qui te sera demandé, rêveur, est justement celui qui te manque, mais qui ne manquera pas de te fortifier. 

Il s'agit de vivre le courage d'être soi en explorant peu à peu les limites du connu, rassurant, mais ennuyeux à la longue, je dirai même mortifère. 

 

Alors oui cela demande du temps. Le temps de cette vie sur terre, ce temps alloué et compté dont il nous sera demandé des comptes à l'instant du grand passage. Même si le temps n'existe pas, dans le sens où on peut prendre conscience et changer, en une fraction de seconde. 

Nous vivons chaque journée comme une vie entière, la nuit est une petite mort au cours de laquelle nos rêves viennent faire le bilan de ce que nous avons vécu dans la journée. 

 

Nous ne nous souvenons pas de tous nos rêves, et c'est tant mieux. Il vaut mieux se souvenir d'un seul rêve et intégrer son enseignement à notre vie que se souvenir de tous ses rêves et n'en appliquer aucun. 

Les rêves viennent nous donner un feed-back. Ils sont un miroir de nos journées, tout comme l'eau d'un lac reflète ce qu'il y a sur la berge. Ils nous permettent de prendre conscience de nos angles morts. 

A nous de nous réincarner le lendemain en appliquant ce que le rêve nous a enseigné. 

 

Sinon, nous redoublerons nos classes et risquons de recevoir à nouveau le même rêve le lendemain. 

 

Si tu te demandes ce qui peut changer dans ta vie grâce aux rêves :

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